11 octobre 2007
Petits flans de polenta (sans oeufs, sans beurre, sans farine)
Il restait des feuilles de basilic toutes fraîches à la maison.
J'avais donc envie de me faire plaisir avec cette saveur que j'apprécie tant. Pourtant, je voulais innover un peu et l'associer à de nouveaux ingrédients. Un oeil dans mon placard et dans mon frigo. La solution était trouvée : soja-polenta et basilic frais !
Voici donc une recette "sans" qui n'en est pas moins dotée de saveurs agréables en bouche.
Petits flans de polenta au soja - basilic (sans oeufs, sans beurre, sans farine)
Pour 4 à 6 petits flans
- 120 g de polenta cru
- 20 cl de lait de soja
- 5 cuillères à soupe de crème de soja
- Basilic frais découpé en petits morceaux
Faire cuire la polenta dans le lait de soja pendant 3 minutes environ. Elle doit se décoller des bords de la casserole.
Retirer du feu et ajouter la crème de soja puis le basilic frais. Saler et poivrer selon votre goût.
Verser le tout dans des petits moules.
Vous pouvez déguster ces flans chauds, tiède ou froids.
Personnellement, je leur ai trouvé beaucoup plus de saveurs froids.
08 octobre 2007
Mon panaché créatif : feignassattitude
Gaëlle nous a proposé un petit jeu : nos recettes de feignasse.
Il est vrai que parfois, nous n'avons pas envie de passer des heures dans la cuisine, que ce soit par manque de temps ou d'envie.
Il faut tout de même que nous donnions à notre corps de bonnes choses ! C'est pour cette raison que, dans ces moments-là, je ne peux m'empêcher de concocter moi-même un petit plat.
Voici donc une recette que j'aime faire car la base est toujours la même. Sur le dessus, nous pouvons mettre ce que nous voulons selon notre humeur mais aussi selon ce que nous avons dans notre frigo ou placard. Bref : c'est une recette qui invite à l'imagination.
Mon panaché créatif
Pour la pâte :
- 120 g de farine
- 20 cl de lait
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 oeuf
- 1 paquet de levure
Pour le gratiné :
- 100 g de gruyère
- 50 g de jambon cru coupé en petits morceaux
- 5 cuillères à soupe de crème
- 1 cuillère à café de moutarde
Mélanger la farine avec la levure.
Ajouter l'oeuf battu en omelette puis l'huile d'olive et le lait. La pâte obtenu doit être lisse, coulante et épaisse.
Verser cette pâte dans un moule préalablement huilé.
Mélanger la crème avec la mourtarde et verser cette préparation sur la pâte.
Disposer dessus le gruyère et les petits morceaux de jambon cru.
Mettre au four et cuire 15 minutes sur th.6 (180°C).
05 octobre 2007
Les petits sablés d'après Yoga
Hier soir, nous avons fêté le début d'année au cours de Yoga.
Pour l'occasion, j'ai donc fait ces petits sablés qui ont eu beaucoup de succès.
C'est une recette que j'ai trouvé chez Mamina
Sablés salés chinois au sésame
150 g de farine semi-complète
150 g de beurre mou
150 g de grana padano (fromage italien)
2 cuillères à soupe de graines de sésame
1 cuillère à soupe du mélange suivant : paprika, gingembre, curcuma, coriandre, cardamome, poivre
Fleur de sel
Mélanger tous les ingrédients secs ensemble sauf la fleur de sel.
Incorporer le beurre mou en pommade.
Prélever une cuillère à soupe de la préparation et la mettre dans un moule à tartelette ou un cercle.
Répéter l'opération autant de fois qu'il reste de la pâte.
Parsemer chaque sablé de fleur de sel.
Faire cuire au four thermostat 6 (180°C) pendant 10 petites minutes.
03 octobre 2007
Petit conte philosophique
Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous un texte qui me touche énormément.
Il est extrait du merveilleux livre de Jacques SALOME Contes à guérir, contes à grandir :
" Dans ce pays-là, les femmes avaient toutes ou presque toutes le souci d'un corps mince ou du moins croyaient-elles en avoir le souci. Très tôt dans leur vie, on leur avait laissé croire qu'il leur fallait un corps élancé , sans excédent de formes et de poids.
Dans ce pays-là, les hommes étaient plus sensibles aux corps des femmes qu'à leur regard, plus touchés par leur forme que par leur écoute et bien plus attirés par leur présentation que par leur amour.
Celà bien sûr n'existait sur cette planète que dans ce lointain pays-là.
Dans ce pays-là, donc, comme vous le sentez bien, régnait le terrorisme des kilos. Une guerre à mort sévissait avec violence chez la plupart des femmes, non pas entre elles, mais à l'intérieur de chacune d'elles. Guerre sans merci, pour avoir du plus là et là et encore un peu ici.
Parfois il arrivait à certaines d'être dépassées par leur propre volume, de se sentir envahies, dépossédées même, par des kilos en trop, mal répartis.
D'autres encore éprouvaient une véritable haine pour ces kilos trop voyants, du mépris et du rejet pour ce plis, cette graisse insolente. Il y avait en elles une violence terrible contre la lourdeur ou la mollesse de leurs fesses, de leur poitrine.
Le territoire favori de toute haine, de toute cette violence, dans ce pays-là, était les salles de bains, les chambres à coucher, les lieux d'intimité, et bien sûr la table en était le champ de combat priviligié !
Un jour de printemps, dans ce pays-là, une femme décida d'écouter son corps.
- Je ne veux plus passer ma vie à maigrir debout. Je ne veux plus consommer le meilleur de mes énergies pour la peur de manger trop ou pas assez. Je ne veux plus passer des heures vitales à me sentir coupable pas assez ou trop, à me sentir redevable de tout. Je ne veux plus passer l'essentiel de mes jours à me demander "pourquoi" je matraque mon corps par tous ces excès de nourriture, de mal-être, dans un sens ou dans l'autre...
Un autre jour, elle entendit un poète énoncer une phrase simple qui l'éveilla :
-J'ai mis longtemps à découvrir que je pouvais soit nourrir ma vie, soit continuer à la consommer, ajoutait le poète, en arrêtant de la consommer.
Cette phrase la poursuivit plusieurs jours encore, avant qu'elle ne se l'attribue et en prolonge le sens.
-Mais oui, je passe tellement de temps et d'énergie à nourrir mon corps et je ne sais même pas comment nourrir ma vie!
Elle avait enfin compris qu'il n'était plus nécessaire de nourrrir son corps pour survivre, pour faire le poids. Qu'il n'était plus souhaitable de faire outrage à son corps, qu'il n'était pas indispensable d'avoir à son égard honte, colère et tristesse.
Qu'elle pouvait croquer sa vie à pleines dents sans que son corps se sente obligé de faire contrepoids.
Qu'elle pouvait consommer du bonheur, le bonheur d'être entière et vivante.
Le soir même, elle invita sa propre Vie à table :
-Ma vie je t'invite, ce soir tu es mon invitée d'honneur.
Elle mit sa plus belle nappe, deux assiettes, deux couverts, deux verres, deux bougies et prépara un excellent repas. Elle servit l'assiette de sa Vie en premier, délicatement, en choisissant les morceaux, en soignant la présentation, puis elle jeta à son habitude de la nourriture dans son asssiette à elle, l'assiette de son corps...
Elle prit sa fourchette, piqua, ouvrit la bouche... allait enfourner le tout... quand elle se ressaisit et mangea en entier, avec plaisir, l'assiette ...de sa Vie.
A partir de cette expérience, tout se transforma dans son existence.
Elle sut qu'elle pouvait nourrir sa Vie de mille stimulations, de millions d'inventions, et cela avec créativité et tendresse. Avec une infinitude de petites attentions, de gestes et de regards respectueux pour le compagnon le plus fidèle de son existence, son propre corps.
Elle découvrit qu'elle savait nourrir ce corps de vie, plutôt que d'angoisses et de chagrins.
Elle inventa même une expression bien à elle :
-Se faire chaque jour plaisir et tendresse à sa Vie.
Elle confia à ses amis :
-Je ne pouvais plus continuer à passer ma vie à grossir debout.
Aujourd'hui je vis ma vie sans la consommer, je vis mon existence en lui donnant ... vie. "









